Comment définir des résolutions réalistes ?


En ces temps de renouveau, les bonnes résolutions vont bon train.

Beaucoup de personnes sont prêtes à arrêter de fumer, de perdre du poids, se mettre au sport, apprendre une langue étrangère, prendre du temps pour profiter de la famille, se garder des créneaux pour faire une nouvelle activité, etc…vous en avez sans doute encore d’autres !

Combien de fois avez-vous eu ces bonnes résolutions et combien d’entre elles ont été appliquées ? En ce qui me concerne, certaines d’entre elles courent encore, tandis que d’autres ont été bien mises en place !

Selon une étude sur les bonnes résolutions de 2019, vous pouvez constater qu’elles ont évolué dans le sens du bien-être, sport, alimentation, gestion du stress…

Cette tradition ne date, certes, pas d’hier mais de l’Antiquité. Epoque à laquelle les babyloniens l’ont mise en place. Ils promettaient à leurs dieux de rendre les objets empruntés pour remettre les compteurs à zéro. Elle a ensuite été suivie par les Romains, qui faisaient des promesses à Janus, Dieu au deux visages (l’un tourné vers le passé et l’autre vers l’avenir).

Et aujourd’hui, 7 français sur 10 prennent encore de nouvelles résolutions lors de la nouvelle année. En revanche, des scientifiques se sont penchés sur la proportion très faible de résolutions tenues : à peine plus de 10% !

Alors nous allons voir quel sont les éléments déterminants de cette réussite ?

D’abord, la définition même de cette résolution. Nous allons voir comment en nous aidant de la définition de l’objectif SMART. En 1954, Peter Drucker a défini le concept de management par objectifs, en définissant des objectifs qualitatifs, quantitatifs et temporels. Puis George T Doran a utilisé l’acronyme SMART pour préciser l’objectif afin qu’il soit réaliste et réalisable selon certains critères.

Préciser l’objectif 

SMART est un acronyme qui répond aux différents critères suivants, dont la signification peut varier en fonction des objectifs :

S comme Spécifique : il s’agit d’être le plus simple, précis possible, clair et compréhensible. Cet objectif doit dépendre de vous : vous en êtes le seul responsable et chargé d’atteindre cet objectif.  Vous devez savoir également de quoi vous avez besoin pour le réaliser.

Vous voulez apprendre à jouer d’un instrument ? Combien de fois par semaine vous souhaitez prendre des cours ? Avez-vous en votre possession l’instrument adéquat ?

M comme Mesurable : pour pouvoir vérifier si votre résultat est atteint. Vous devez le qualifier ou le quantifier et définir des critères concrets, un seuil.

Vous voulez perdre du poids ? Combien de kilos en moins ?  Vous voulez vous mettre au sport ? Combien de séance par semaine, pour vous satisfaire ?

A comme Accessible. Dans quel contexte va se dérouler votre objectif ? Pouvez-vous l’atteindre avec vos moyens ?

Vous voulez être plus zen ? Plutôt dans votre quotidien, au travail, avec vos enfants ?

R comme Réaliste : cette condition correspond à la faisabilité de votre objectif. Pouvez-vous l’insérer dans votre emploi du temps ?

Si vous voulez devenir footballeur professionnel à 45 ans, l’aspect réaliste est difficilement pris en compte !

T comme Temporel : La notion de temps est primordiale pour passer à l’action. Une date butoir, avec des dates intermédiaires, peut être possible. Sans échéance vous aurez tendance à laisser trainer les choses et remettre au lendemain sa mise en place.

Lorsque vous avez un souhait, assurez-vous de pouvoir le définir à l’aide de cette grille et vous gagnerez en précision et efficacité. Notre cerveau a besoin de clarté pour se projeter et mettre en place les actions nécessaires pour atteindre son objectif.

Prenons un exemple concret :

J’aimerai perdre du poids : hypothétique et vague.

Je veux perdre 3 kilos d’ici un mois, en mangeant des légumes à chaque repas : est beaucoup plus précis.

Autre exemple :

Je veux me mettre à l’anglais : flou, on ne sait pas pour en faire quoi ?

Je veux, d’ici 3 mois, tenir une conversation orale simple en anglais : est plus précis.

Faire le choix du coeur

Lorsque vous choisissez vos résolutions, ne perdez pas de vue ces critères évidents :

  • Le pourquoi : la motivation est un élément essentiel, quel gain avez-vous à atteindre cet objectif ? Est-ce que cet objectif est aligné sur vos convictions personnelles, sur vos valeurs ?
  • Est-ce le choix du cœur ou celui de la raison ? : devez-vous mettre en place cette résolution ou en avez-vous vraiment envie ? Souhaitez-vous de tout votre cœur l’atteindre ?

Projetez-vous

Une fois cet objectif fixé, prenez quelques instants et fermez les yeux. Répétez-vous intérieurement votre phrase et sentez comment vous êtes à l’idée d’atteindre votre objectif. Visualisez-vous en situation. Plongez-vous dans l’accomplissement de cette résolution et ressentez. Imaginez-vous l’objectif rempli, et sentez ce qui se passe dans votre corps, quelles émotions sont déclenchées ?

Etre en contact avec ces sensations va vous porter dans sa réalisation.

En dehors des résolutions de nouvelle année, les critères énoncés fonctionnent très efficacement pour d’autres objectifs. Testez et vous verrez !


Quelle nouvelle habitude allez-vous mettre en place ?

Si vous manquez d’idées pour améliorer votre bien-être, vous pouvez consulter l’article sur les 8 clés pour vous épanouir. Prenez le temps de la réflexion avant de vous engager dans une résolution et vous pourrez enfin la qualifier de « bonne » !

Je vous souhaite beaucoup de réussite dans l’atteinte de vos résolutions.

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